Décrochage à la baisse - Sensationnalisme à la hausseAu Québec, le taux de décrochage pour les gars et les filles de 1999 à 2009 a chuté de 24,5 % à 21,3 %. Aujourd’hui, il se situerait à 17,4 %. Voilà une donnée très encourageante qui est de nature à mettre en relief les efforts constants des enseignantes et enseignants ainsi que de l’ensemble du personnel de l’éducation pour combattre ce fléau. Même si les statistiques générales cachent, j’en conviens, de grandes disparités et des hausses du taux de décrochage dans les zones défavorisées, on se serait attendu à ce que les médias soulignent les progrès de l’ensemble du réseau de l’éducation. Les titres des journaux sont allés exactement dans le sens contraire. Le Journal de Montréal remportant une fois de plus la palme de la désinformation et de la mauvaise foi.

Désinformation et mauvaise foi

Ce dimanche, à la une du Journal de Montréal et en majuscules ! « Le Québec DÉCROCHE – 30 % dans 40 écoles ». Et en page 5, cet autre titre : « Des TAUX DE DÉCROCHAGE ALARMANTS » avec le mot « alarmants » en majuscules et en rouge, s’il-vous-plaît ! Ajoutez à cela le traditionnel palmarès des meilleures écoles privées sélectives, tout en haut, et les écoles des quartiers défavorisés, tout en bas. Ceci n’est pas de l’information; cela s’appelle une grossière manipulation de l’opinion publique qui vise à faire croire à la supériorité du privé et surtout à la nécessité d’un grand chambardement du réseau de l’éducation.

On cherche à noircir volontairement le tableau des résultats scolaires des Québécoises et Québécois. Alors une question se pose : À qui profite ce traitement spectaculaire de l’information ?