Les régimes de retraite : la propagande de Quebecor
Actualités, Économie 16 novembre 2011
Le traitement spectaculaire et démagogique mené ces jours-ci par Quebecor concernant les retraités de l’État est à faire vomir. Après tous les exemples de mauvais journalisme et de propagande auxquels ce groupe de presse nous avait habitués au cours des dernières années, cette dernière série de reportages dépasse l’entendement. La portion RREGOP (Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics) des actifs de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) représente 41 milliards de dollars. De ce montant, 9,9 milliards sont investis au Québec. Et de cette dernière somme, 5,6 milliards sont investis dans le secteur privé dans un grand nombre d’entreprises d’ici, parmi lesquelles on trouve les suivantes : Cirque du Soleil, Domtar Corp, SSQ Vie, JA Bombardier, Gaz Métro et… Quebecor Media.
Un empire médiatique sans conscience journalistique
Dans sa campagne de dénigrement à l’égard des syndicats, des syndiqués et des travailleuses et des travailleurs du secteur public, l’Empire Quebecor bafoue un bon nombre de règles d’éthique journalistique pour arriver à ses fins, c’est-à -dire alimenter les préjugés sur les fonctionnaires et entretenir une jalousie malsaine entre le privé et le public ainsi qu’entre les jeunes travailleurs et les retraités. De plus, par mauvaise foi ou par incompétence, s’appuyant notamment sur une étude biaisée du groupe CIRANO, les auteurs de ces reportages dépeignent une situation incomplète et donc erronée des régimes de retraite des employés de l’État, omettant par le fait même de remplir leur devoir à l’égard du droit du public à une information complète.
Outre le plaisir mesquin que trouvent l’Empire Quebecor et ses valets à casser du sucre sur le dos des employés de l’État, ces reportages nous apparaissent encore plus graves par l’irresponsabilité totale qui anime leurs auteurs. En effet, ceux-ci n’hésitent pas à noircir sans fondement la situation des finances publiques, accusant la trop grande générosité des régimes de retraite de secteur public d’en être responsable. Et comme si tout cela était fait exprès justement pour créer un certain sentiment de panique au sein de la population.
Un portrait bien différent
Mais la situation est loin d’être aussi sombre que l’on tente de nous le faire croire. En effet, la mise à jour de l’évaluation actuarielle du RREGOP au 31 décembre 2010 révèle des surplus de 4,453 milliards, ce qui représente 11,3 % de la valeur actuarielle des prestations acquises et payables de la caisse des participants.
Faut-il rappeler également que la rémunération des employés de l’État est globale, c’est-à -dire qu’elle tient compte du salaire et des avantages sociaux ? Strictement en matière salariale, la rémunération se situe bien en deçà de salaires versés dans plusieurs entreprises privées, comme le rappelait Jean-Robert Sansfaçon plus tôt cette semaine dans le journal Le Devoir. Le gouvernement du Québec a d’ailleurs peine à attirer des candidates et des candidats, il est aux prises avec des pénuries de main-d’œuvre dans toutes les catégories d’emplois des secteurs de la santé, de l’éducation et de la fonction publique.
Pas de cadeau pour les employés de l’État ?
La propagande de Quebecor laisse aussi supposer que les retraités de l’État « siphonnent » indûment la caisse de l’État sans autre considération que de se payer une retraite dorée au soleil. Pourtant, la rente moyenne versée aux retraités du RREGOP en 2010 est de 17 767 $, selon le Rapport annuel 2010 de la Commission administrative des régimes de retraite et d’assurances (CARRA). J’ajouterai qu’il ne faut pas perdre de vue que les employés de la fonction publique ont payé durant toute leur carrière pour accumuler ces rentes. Personne ne leur a fait de cadeau, pas plus du ciel que du gouvernement.
Une autre manipulation de ces reportages est de laisser croire que les salariés n’assument aucun risque alors que, dans la réalité, les cotisants au RREGOP partagent le risque, c’est-à -dire que les cotisations des participants s’ajusteront pour tenir compte des engagements du régime. Donc, lorsque le régime est en mauvaise santé financière, ce sont les travailleuses et les travailleurs qui assument la hausse de cotisation.
Des syndicats on ne peut plus responsables
Encore plus pernicieuse est cette tentative d’essayer de faire croire à la population que les « méchants » syndicats se moquent éperdument de l’état des régimes de retraite et, par la bande, des finances publiques. C’est totalement faux puisque nous suivons quotidiennement l’évolution de ces régimes et faisons des recommandations lorsque nécessaires. C’est d’ailleurs dans cet esprit que, lors de la dernière négociation, nous avons modifié notre méthode de calcul pour ajuster le taux de cotisation afin de tenir compte de la réalité. Nous avons également mis en place des méthodes plus efficaces afin d’avoir une lecture plus actuelle de cette évolution, plutôt que d’attendre les évaluations actuarielles tous les trois ans, comme c’était le cas auparavant.
À l’inverse de ce que prétend la propagande de Quebecor, nous sommes préoccupés, comme toutes les citoyennes et tous les citoyens du Québec, par la situation financière mondiale et par l’état des finances publiques du Québec. Le RREGOP est un régime comparable à ce qui est offert dans les autres provinces, et à certains égards, notamment l’indexation des rentes, il est moins performant. Il a été établi et pensé dans une perspective à long terme. Il nous faut donc être patients. D’ici quelques années, les ajustements de marché seront complétés et les rendements seront possiblement de nouveau au rendez-vous.
Un débat public/privé qui n’a pas lieu d’être
Le plus malheureux dans ces articles, c’est qu’on essaie encore une fois d’alimenter un faux débat public/privé. Les employés du secteur privé font des choix différents de ceux du secteur public. Cependant, les uns comme les autres sont des citoyennes et des citoyens à part entière qui, au moment de leur retraite, continueront de contribuer à la vie économique québécoise par leurs dépenses dans l’économie. Ces dépenses généreront des retombées qui profiteront à l’activité économique globale, qu’elle soit privée ou publique. Dans ce contexte, au lieu de tirer à boulets rouges sur les employés et les retraités du secteur public, l’Empire Quebecor ferait œuvre utile pour la société en menant une campagne, à nos côtés, pour le droit à un revenu décent pour tous les retraités du Québec.
Liens
Rapport annuel 2010 de la Caisse de dépôt et placement du Québec
Secteur public – La compétence se paie
Secteur public: des revenus de retraite plus élevés
Dossier sur les retraites du secteur public : exagérations et omissions
20 commentaires pour “Les régimes de retraite : la propagande de Quebecor”
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16 novembre 2011 Ã 15 h 50 min
Excellent article, mais malheureusement Québécor a des émules. A preuve l’aticle de Pierre Couture dans le Soleil du 9 novembre, qui a la même approche et parle d’un trou de 75 millards $. Il n’y a pas de coïncidence. Les médias sont alimentés par la même source alarmiste et menteuse ! Le provisionnement des régimes de retraite est un exercice à réviser régulièrement, ce qui se fait, pour ajuster les primes.
Au lieu d’antagoniser le public et le privé, les médias auraient intérêt à préconiser une meilleure protection pour les salariés qui ne bénéficient pas encore d’un régime de retraite convenable. Et avec des taux d’indexation anémiques on ne peut certainement pas parler de régime « Cadillac ».
Le problème avec ces études c’est qu’on y inclut toutes les catégories de salariés, du petit commis de la fonction publique, aux juges qui gagnent plusieurs fois leur salaire et aux membres de l’Assemblée nationale et qu’on ment effrontément.
Un exemple farfelu qui discrédite son auteur, ou ses « sources ». Dans le Journal de Montréal, on donne l’exemple farfelu d’un commis de la fonction publique qui aurait gagné 60 000$ de salaire moyen, qui, après 35 ans, générerait une rente de 42 000$. Or au 1er avril 2010, le commis de bureau (Auxiliaire de bureau, classification 211) au gouverneemnt du Québec, gagne 31 924$ par année. Si son salaire de référence est la moyenne des cinq meilleures années, son « vrai » salaire, avant impôt, risque plus de se situer aux environs de 30 000$, ce qui générerait une rente de 21 000$, soit environ la moitié de ce que dénonce Québécor. En avez-vous d’autres comme celle-là ?
Il faut aussi savoir que pendant des années les primes des salariés n’étaient pas comptabilisés séparément mais directement versées au « Fonds consolidé de la Province », ce qui ne générait pas d’intérêt et permettait aux gouvernements de limiter les hausses d’impôt.
Salaire des commis : source : Secrétariat du Conseil du trésor
http://www.tresor.gouv.qc.ca/fileadmin/PDF/echelles_salariales/fp_persbur.pdf
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16 novembre 2011 Ã 17 h 52 min
Morale de l’histoire: ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Je suis habituellement frileux dans mes investissements, donc j’essaie d’investir dans une multitude de domaines. Bref, j’ai trouvé ces vidéos qui vulgarise bien la gestion de portefeuille, ça peut être bien pratique! Qu’en pensez-vous? http://bit.ly/tJerav
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16 novembre 2011 Ã 18 h 16 min
Québécor nous avait déja présenté sa série de reportages Le Québec dans le rouge. Une suite démagogue logique de la diffusion d’une droite organisée en système au profit du patronat avec l’appui de l’Institut économique de Montréal sans aucun doute.
C’est franchement insultant de faire croire à la population de tels faussetés. Diffusez largement le texte de ce blogue, copiez le, partagez le sur Facebook, Twitter. Ce sont les médias qu’il nous reste!
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17 novembre 2011 Ã 0 h 16 min
Encore une fois, on essaie de tirer vers le bas. Il faudrait que tous les Québécois puissent bénéficier d’un fonds de retraite. Au lieu de laisser planer la solution qu’il faudrait tout abolir pour que « ça coûte moins cher », il faudrait que tout le monde y ait accès pour que l’après carrière soit moins stressant.
Les richesses des personnes retraitées retournent à la société québécoise par l’achat de biens et de services. Les cheveux blancs sont un moteur de l’économie.
Par cette série d’articles, essaie-t-on de cultiver la jalousie ou la frustration pour les gens qui doivent se replier sur leurs économies et sur les revenus des rentes du gouvernement et qui n’ont pas accès à un fonds de retraire de l’employeur? Demandons plutôt que tous y aient accès, ce sera plus constructif et la société s’en portera mieux.
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17 novembre 2011 Ã 20 h 55 min
L’idée de Martin Cayouette est bonne… Si l’argent poussait dans les arbres, elle serait même extraordinaire!
De dire que les retraités crééent de la richesse quand leur argent vient soit d’eux-mêmes, soit des autres Québécois ou même de l’endettement de l’État, c’est absolument ne rien connaître à l’économie. C’est comme dire que les assistés sociaux font rouler l’économie.
Oups! Réjean Parent aussi le dit… Eh merde!
Mais bon, on essait encore d’enterrer ce qu’on ne peut oublier: Le Québec n’a pas les moyens de sa fonction publique. Soit le nombre d’employés est un problème, soit les conditions. Ce fait est incontournable.
Mais bon, j’attend encore la solution habituelle des gauchiste… Taxer les riches. Tout cela est tellement prévisible.
Au fond, Réjean Parent fait comme nos politiciens (elle est où la différence d’ailleurs?), il tente de repousser le party jusqu’à ce qu’il ne soit plus là . Rendu là , ceux qui restent s’arrangeront avec la facture. Ce ne sera plus de ses affaires… Les pieds en éventail dans le sud.
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17 novembre 2011 Ã 21 h 34 min
@doomdumas
J’espère que la prochaine fois que vous vous présenterez Dans un hôpital, vous aurez le courage de dire à chaque infirmière que vous y rencontrerez et qui vous prodiguera des soins que vous en avez contre le fond de pension qui est déduit de chacune de ses paies. J’espère également que vous aurez la même courage face à l’enseignante de votre enfant quand vous la rencontrerez cette semaine lors de la visite de parent en lui disant qu’elle vous doit la retraite dorée qu’elle aura un jour. Faites aussi la même chose à chaque fois que vous aurez un contact personnel avec un employé de la fonction publique québécoise.
Avant de juger, il faut comprendre, il faut voir, il faut analyser. Si, comme vous le dites, le Québec n’a pas le moyen de sa fonction publique, j’ose espérer que vous n’allez pas à l’hôpital, que vos enfants n’iront jamais à l’école, que vous n’avez besoin de personne que de vous. Bonne chance sur votre île déserte.
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17 novembre 2011 Ã 21 h 46 min
Est-ce que j’ai parlé de prévisible? Toujours les mêmes exemples. Infirmières et professeurs. Combien de fonctionnaires déjà pour les contrôler ces charmants travailleurs de l’État?
Il y a en effet de fortes chances que je paie l’école, la clinique et j’ajouterais la garderie privée à mes enfants… C’est ce qu’il faut ici pour être servi malgré le fait qu’on soit autant taxé et imposé.
Vous avez beau essayer de me faire pleurer, quand on n’a pas les moyens, on n’a pas les moyens! C’est tout. De combien avez-vous endetté vos enfants? Ça c’est à pleurer!
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17 novembre 2011 Ã 22 h 20 min
Faites vos recherches adéquatement. Le public coûte moins cher que le privé et dans les deux secteurs, les employés ont les mêmes diplômes, les mêmes qualifications et les mêmes compétences. Si vous croyez que payer plus cher apporte plus, tant mieux pour vous. Personnellement, j’ai rarement été insatisfait des révisés publics québécois. Peut-être est-ce que j’ai toujours utiliser le respect et la courtoisie plutôt que l’arrogance et le dédain.
Je vous le répète, avant de juger, il faut voir, comprendre et analyser.
Pour l’endettement de mes enfants, si tous et chacun participait également aux revenus de l’état, le gouvernement ne se priverait pas de revenus comme il le fait. Ce qui se indécent, c’est de voir des compagnies comme Quebecor profiter des investissementts des fonds de pension que SE paient les employés de la fonction publique pour se développer et enrichir leurs actionnaires en leur permettant en plus de profiter d’exemptions fiscales indécentes.
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18 novembre 2011 Ã 7 h 25 min
Ah les lubies de la gauche. Toujours à essayer de nous faire croire qu’on a un problème de revenus et non de dépenses.
En passant, étant de Québec, il est bien de voir que la semaine de péquistes (4 jours) existe aussi pour les employés de l’État gras durs. Personne sur les routes ou sur les ponts le vendredi.
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18 novembre 2011 Ã 8 h 21 min
@Marc D –
Le public coûte moins cher que le privé
Comme vous dites, il faut analyser. Pour analyser, il faut des chiffres. Alors, vous avez des données pour supporter ce que vous dites?
Puis ne sorte pas l’exemple de la santé aux USA, là je suis d’accord. Montrez-moi d’autres exemples, à la santé ou en éducation, ou le privé est plus cher que le public pour le même service.
Puis le service dans la santé au Québec est affreux, si quelqu’un est satisfait, c’est qu’il n’a jamais été soigné ailleurs dans le monde.
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18 novembre 2011 Ã 10 h 22 min
@doomdumas
Ah les lubies de la droite. Trouver tous les moyens pour ne pas payer d’impôt en ayant tous les services tout de même.
Vous trouvez grave que quelqu’un travaille quatre jours, soit payé pour quatre jours et permette à une autre personne de travailler la cinquième journée? On est gras dur quand on est payé pour le travail qu’on fait? Vous voulez vraiment tout gratuit.
@swinnend
À toujours couper dans le service de santé, comment peut-on l’améliorer? Je pourrais dire la même chose de tous les services publics. Pour des chiffres, je vous invite à lire l’étude suivante :
http://www.policyalternatives.ca/sites/default/files/uploads/publications/National_Office_Pubs/2009/Les_avantages_tires_des_services_publics.pdf
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18 novembre 2011 Ã 22 h 44 min
@swinnend –
En affirmant ceci, vous commettez une énorme erreur : « Puis le service dans la santé au Québec est affreux, si quelqu’un est satisfait, c’est qu’il n’a jamais été soigné ailleurs dans le monde. »
Dans les faits, la très grande majorité des québécois s’estiment satisfait des soins reçus. D’ailleurs, rien ne démontre que les services de santé au Québec sont de mauvaises qualités.
Par contre, il est vrai que nous connaissons un problème d’accessibilité dans certains cas. Par contre, c’est une autre histoire. Alors dire que les soins de santé au Québec sont affreux est une affirmation tout à fait gratuite et sans fondement.
Ceci dit, vous faites souvent allusion à certains systèmes européens. J’avoue que j’apprécierais que vous me citiez des documents qui en parlent. Et je ne suis pas ironique en disant cela.
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18 novembre 2011 Ã 22 h 46 min
@doomdumas –
Ah les lubies de la droite. Toujours à essayer de nous faire croire qu’on a un problème de dépense et non de revenus.
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19 novembre 2011 Ã 13 h 21 min
Et puisque nous parlions de la propagande de Québécor, un petit lien intéressant qui fait justement…des liens!
http://www.cyberpresse.ca/debats/opinions/201111/17/01-4469039-le-refus-de-quebecor.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_opinions_652_section_POS3
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20 novembre 2011 Ã 9 h 42 min
Et quand le joueur étoile du Journal de Montréal vient en rajouter, je crois qu’il vaut la peine de lire cette petite lettre qui illustre bien une des raisons ayant mené Québécor à se retirer du Conseil de presse et ainsi, ne pas être soumis aux plaintes concernant son contenu éditorial.
http://www.journalmetro.com/chroniqueurs/article/1023436–eric-duhaime-me-doit-une-journee
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21 novembre 2011 Ã 8 h 16 min
@Pierre Jobin –
24h dans les urgences, ce n’est pas affreux? Il y a très peu de chiffres, parce qu’attendre dans les urgences, c’est impensable ailleurs. J’ai ceci sur les temps Canadiens envers les autres sujets de sa majesté et un Européen: http://www.commonwealthfund.org/Performance-Snapshots/International-Comparisons/International-Comparison–Access—Timeliness.aspx
24% des Canadiens attendent plus que 4 heures, le records (dans le commonwealth).
Puis effectivement, c’est surtout basé sur mes experiences personelles. J’ai été soigné en Belgique, France, Autriche et Québec. Le système est un peu different partout, mais le Québec est le seul endroit ou il faut attendre. Et les hopitaux sont sales.
Une fois que tu reçois les soins, c’est correct. Mais souvent, je me dit que je vais souffrir plutôt que passer une journée dans une salle bordée.
@Marc D: beau document, mais je ne conteste pas que le secteur public crée de valeur. Je conteste votre affirmation qu’il font ça plus efficace que le secteur prive, je ne vois pas ça dedans.
Je ne veux pas du toute couper dans la santé! Je veux que le secteur privé à une chance d’offrir les services (payées par le gouvernement). C’est illusoir de penser qu’on peut offrir un medecin de famille à tous le monde, et ne pas payer plus.
Mais bon, je m’arrête ici, trop loin du sujet. Puis PKP est assez grand pour se défendre lui-même, mais je ne pense pas qu’il est sur ce blogue.
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21 novembre 2011 Ã 20 h 17 min
À propose de Québécor: Si Québécor n’avait pas bénéficié de l’argent public, cette entreprise serait où aujourd’hui? Aucun de ceux qui font et participent à cette entreprise n’ont de leçon à donner. La meilleur réplique à cette mauvaise propagande, c’est de ne pas acheter les services offerts par cette entreprise, de ne même pas acheter leur feuille de choux.
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22 novembre 2011 Ã 12 h 26 min
Tout va bien!!
Tous ceux qui osent mettre ceci en doute, sont fusillés sur le champ. Propagande, « à faire vômir », mensonges…Voilà des ennemis du peuple
« le Québec est parmi ce que l’humanité a de mieux à offrir » J.Charest
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4 décembre 2011 à 10 h 53 min
Pardon d’en rajouter, mais y’a les milliards de dollars qui ne seront jamais perçus en impôt, parce que nos bons gouvernements le permettent.
Même la droite en parle…
http://www.quebecdroite.com/2011/03/banques-canadiennes-doivent-se-retirer.html
Probablement pas pour les mêmes raisons (que nous), mais bon…
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4 décembre 2011 à 11 h 27 min
@doomdumas
«Toujours les mêmes exemples. Infirmières et professeurs. Combien de fonctionnaires déjà pour les contrôler ces charmants travailleurs de l’État?»
Je n’aime pas qu’on considère le personnel de l’éducation et de la santé comme «les bons employés de l’État» et tous les autres comme «les mauvais employés de l’État». Il y a beaucoup de pensée magique dans ce raisonnement minimaliste qui gomme les employés de l’État qui travaillent à …
- surveiller les déclarations d’impôt;
- émettre des permis d’alcool;
- garder et mettre en valeur nos archives nationales;
- superviser la qualité des travaux sur nos routes (oh non, c’est vrai, sont du Privé, ceux-là );
- monter des équipes d’enseignants qui rédigeront des évaluations scolaires de fin de cycles d’études;
- répartir les budgets dans les écoles, en fonction des besoins des milieux;
- vérifier la qualité de productions agricoles;
- …
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