Une offre d’emploi qui fait réfléchir…
Négociation, Société 24 septembre 2010Voici une offre d’emploi fictive, mais pas moins réelle pour autant. Une offre d’emploi pour nous faire réfléchir à la situation d’exploitation que subissent des milliers de femmes au Québec depuis plusieurs années déjà . Une situation d’iniquité à laquelle le gouvernement ne semble pas pressé de mettre fin. Voici donc à quoi pourrait ressembler cette offre d’emploi.
Ces postes s’adressent à des personnes d’une patience infinie. Les candidates doivent aimer relever les défis, faire preuve d’un grand sens des responsabilités et être adeptes de la simplicité volontaire.
Description des tâches reliées à l’emploi :
- Prendre soin d’environ six enfants tous les jours de la semaine
- Préparer les menus santé
- Désinfecter les jouets tous les jours
- Planifier des activités d’apprentissage structurées
- Habiller et déshabiller les enfants pour les sorties à l’extérieur
- Tenir la comptabilité
- Rendre des comptes au Bureau coordonnateur de la région
- Horaire de travail de dix heures par jour
La semaine de travail est d’une durée moyenne de 60 heures. Veuillez prendre note que cette offre d’emploi ne prévoit ni protection sociale, ni jour de congé, ni vacances. La rémunération est en deçà du salaire minimum.
Par contre, les personnes qui occuperont ces postes pourront se consoler en se disant qu’elles exercent un des métiers les plus importants qui soient : prendre soin de vos enfants.
Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur CV au bureau coordonnateur de leur région, un organisme entièrement financé par l’État québécois.
Une rémunération en deçà du salaire minimum
À la lumière de cette offre d’emploi révélatrice, est-il surprenant qu’hier on pouvait lire ceci dans un article du journal La Presse : « Au Québec, la majeure partie des places en garderie à 7 $ ne sont pas offertes en CPE, mais plutôt en milieu familial. Pas étonnant, ces places coûtent deux fois moins cher. »
Et savez-vous pourquoi ces places coûtent moins cher ? Je vous le donne en mille. C’est parce que près de 15 000 femmes dans leur foyer financent ce système, par leur salaire de misère qui est en deçà du salaire minimum et par des conditions de travail inférieures aux normes minimales du travail, et ce, depuis près de douze ans.
Dans le même article, la ministre Yolande James affirmait ceci concernant la négociation des conditions de travail des responsables de garde en milieu familial : « Tout est à faire. Tout est à écrire. » On n’aurait pas su si bien dire. Évidemment quand on n’a presque rien, tout est à faire. Pourtant, après huit mois de négociation et plusieurs rencontres de haut niveau, on fait du surplace. Le gouvernement n’a donné suite à aucune des revendications fondamentales des RSG. Les négociateurs, que la ministre affirme avoir mandatés pour « faire et écrire», ne semblent pas être des auteurs très prolifiques. C’est le moins qu’on peut dire…
La garde en milieu familial est un des derniers ghettos du travail féminin au Québec en 2010. La ministre Yolande James et la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, ont pourtant une occasion unique de passer à l’histoire et de laisser une trace significative de leur passage dans les plus hautes fonctions de l’appareil d’État en posant des gestes concrets pour que cette discrimination éhontée du travail des femmes cesse dans les plus brefs délais.
Sauront-elles saisir cette occasion ? À l’approche de la Marche mondiale des femmes, il y a là matière à réflexion pour ces femmes de pouvoir que sont Mmes James et Courchesne ainsi que pour l’ensemble de la société.
Après tout, la patience infinie de ces femmes a peut-être aussi une limite. Il me semble même la voir poindre à l’horizon. Pas vous ?
7 commentaires pour “Une offre d’emploi qui fait réfléchir…”
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27 septembre 2010 Ã 13 h 12 min
Eh, nous ne sommes pas si à plaindre voyons. L`an dernier j`ai gagné 7.88$ de l`heure!!! Je m`attends au même salaire cette année. Je suis donc riche!!!
Tellement que notre syndicat veut nous aider en nous obligeant à souscrire à une assurance collective dès maintenant.
Elle n`entrera en vigueur qu`en janvier et le paiement ne se fera qu`en février. Reste qu`à espérer que l`entente collective sera signée! D`après ce que je lis, il y a très peu de chance!Mais pas grace, je gagne 7.88$ de l`heure, j`ai les moyens non?
Bravo, à toutes l`équipe de négociations!!!
Oui nous voulions des assurances.
Est-ce que cela veut dire que nous devons les choisir AVANT de connaître la part (%) que le gouvernement paiera? Avant de connaître notre hausse salariale le cas échéant? Trouves-tu logique de procéder à l`envers? Ne serait-ce pas plus logique de signer notre entente collective, de connaître notre hausse de salaire, de savoir le % que le gouvernement est prêt à donner pour nous aider à payer cette assurance AVANT de signer… Signer en sachant tous ça, c`est comme LA logique non?
Aussi, de se faire demander des montants aussi hauts, est-ce normale? Est-t-on obliger de se faire excroquer de la sorte?
Pour le reste, si je dois payer les dents, ben je les paierai, ça fait partie de la game d`une entente collective… Il faut penser à l`ensemble du groupe et non à nos seuls besoins…
Alors voilà sur ce que moi je chiale: l`absence du bon sens
Accord / Désaccord :
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27 septembre 2010 Ã 14 h 05 min
Bonjour
La demande des assurances vient des RSG dans le cahier de consultation sur l’entente collective.
Le fait d’avoir des assurances c’est tout un gain… collectivement, tout le monde peut adhérer sans examen médicale.
Tu sais pour demander le % que le gouvernement veut payer il faut bien savoir combien il faut lui demander.
Le gouvernement a laissé entendre que la convention serait régler avant Noël… donc on aura les $
Est-ce que tu sais que tu peux adhérer au assurance Résault/CSQ avec les assurance la personnelle.. auto/habitation tu pourrais économiser jusqu’a 300$ par année, moi j’ai économiser beaucoup.
a+
Accord / Désaccord :
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28 septembre 2010 Ã 14 h 19 min
Bonjour à toutes
A la lumière des avancées en négociations, je m’intérroge sur ce qui peut prendre tant de temps.
Je ne suis pas un fin statège dans l’art de négocier mais j’estime que notre convention même s’il sagit de la première n’est pas si difficile a rédiger
Je m’explique. le fils conducteur de la négociation est supposé être l’équité salariale si importante dit-on aux yeux du gouvernement. Nous pouvons de plus comparer avantageusement nos tâches avec celles des éducatrices en installation qui verront leur salaire passer à $21.90 le premier avril prochain!!! En plus , nous jouons le rôle de concierge, cuisinière et d’administratrice en plus de 50 heures/semaine
Celles qui ont pu lire le rapport Grenier se sont rendue compte que dans les mots de la juge, celle-ci dit au gouvernement que les femmes se sont trop fait exploiter.
Par conséquent, c’est bien beau les augmentations de salaire pour s’approcher de la moyenne mais il ne faudrait pas sacrifier les années ou nous avons été exploitées monétairement. Il serait juste à mon avis qu’il y ait une réparation pécunière étant versée sous forme de rétro.
Pour revenir à mon intérrogation du début, qu’est-ce qui peut être si long à négocier? Pas les congés et vacances ce sont les normes du travail. L’assurance collective? Non, nous nous la payons mis à part une certaine cotisation du gouvernement. La CSST? Non c’est pas mal standart. Il reste quoi, le salarial? Il me semble que ca peut pas être si compliqué C’est tant pour un poupon et c’est tant pour les autres. Il n’y a pas de sous catégories à tenir compte ou toutes formes de cotations spéciales!!!
Il ne me reste plus qu’a espérer que tout ira pour le mieux.Nous méritons l’équité salariale bonifié d’une substantielle rétro.
Accord / Désaccord :
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30 septembre 2010 Ã 19 h 10 min
Quand le gouvernement paye le travail au noir!!
Bonjour à toutes
J’apprécie grandement l’opportunité que ce blogue me donne afin d’eprimer mes opinions.
Ceci étant dit, vous devez vous demander c’est quoi c’t'affaire l’à de travail au noir qui plus est dans le milieu des garderies du Québec?
Eh bien cette semaine aux nouvelles, on nous disait que lorsque un parent amène son enfant dans une garderie quelconque où on donne un recu d’impôt le gouvenement donne un crédit d’impôt au parent et encourage de ce fait un service de garde parrallèle
En effet, cela coûte bien moins cher ainsi que d’avoir à payer une RSG accrédité. Rappellons-nous quand le gouvernement à créer le système actuel en 1997 je crois avec les CPE etc, il a dû incorporer des garderies et installations privées dans le nouveau système collectif. À l’époque, il avait besoin de ces places.
Aujourd’hui, le gouvernement a des miliers de places à accorder au publique. Il ne fait rien. Toutefois des milliers d’enfants vont dans des garderies privées voir même au noir. Allons-nous revivre ce que j’ai énuméré plus tôt!! Je suis certain que cette perspective fait saliver les centrales syndicales face à une telle manne!
Quand la convention collective sera signée il sera dorénavant avantageux d’être accrédité.Je vous parie alors que les milliers de places promises seront alors distribuéees.
Accord / Désaccord :
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7 octobre 2010 Ã 0 h 52 min
M. Parent, je suis sorti content et décu à la fois de la première rencontre d’informations de la CSQ sur le dépôt des demandes salariales.
Lors de cette réunion, on nous a expliqué le pourquoi du $31.82. Ce que je trouve déplorable c’est que vous négociez en notre nom selon un modèle basé sur 50 heures de travail en oubliant, Zap… les 12 heures supplémentaires que nous faisons hebdomadairement pour le bon fonctionnement du service de garde.
J’ai demandé aux représentants(es) du syndicat pourquoi on faisait un tel cadeau aux négociateurs du gouvernement, peine perdue!Je leur ai dit que si l’on veut se comparer avec les éducatrices des installations pour établir notre valeur, eh bien il ne faut surtout pas abandonner cette variable car elle pèse quand même lourd dans la balance.
De plus j’ai abordé le sujet à propos de la potentielle rétroactivité partant du 18 Juin 2009 jusqu’à aujourd’hui. Malaise… j’ai touché un point sensible. Encore l’à , on est évasif. Je discute du précédent de 1999 ou il y avait eu rattrapage salarial envers les éducatrices de l’époque. Ils ne savent pas trop exactement…On est pressé de passer à une autre question. On nous dit que leur demandes sont réalistes et raisonables et qu’ils ont bon espoir d’avoir ce qu’ils veulent.
Wo minute, vous êtes en train de me rappeller que le $31.82 n’est qu’une demande et qu’en négociations on risque d’avoir bien moins!!! Déjà que si le gouvernement nous accordait le fameux $31.82 , ca représenterait le salaire d’une éducatrice en installation non-formée avec échelon 1. Donc peut-être pas de rétro, peut-être pas de compensation pour les 12 heures de travail quotidien supplémentaires…
C’est un secret pour personne en négociation, on demande plus pour avoir moins. Alors on demande $31.82 ??? pour 50 heures et non 62 heures. En plus flush la rétro!!!
Pardon… je suis obligé d’appliquer le même programme éducatif: »jouer, c’est magique »que les techniciennes d’éducation à l’enfance. Ce faisant,j’effectue une tâche pour laquelle que je sois qualifié, (diplomé) académiquement ou pas, n’a pas d’importance si le résultat, le but final du programme éducatif est atteint avec l’enfant.
J’ai invoqué le principe d’équité salarial si cher dit-on au gouvernement et on m’a répondu que la loi 51 invalidait celui-ci!!! Ah bon…Ca va mal à shop!!
Pour ce qui est du volet asurance, sans avoir tout lu, je crois que c’est une bonne chose et qui peut être avantageuse aux RSG
En conclusion, il est certain que je sois heureux des gains à venir. Cependant, je crois que c’est bien peu et ce même si on réussià obtenir le fameux$31.82
Ce que j’aimerais obtenir , c’est une rétro car c’est le gouvernement qui ne bougeait pas au début des négos, alors qu’il s’assume!!! Démontrez votre opinion en votant pour ou contre ma vision des choses.
Accord / Désaccord :
21
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7 octobre 2010 Ã 21 h 36 min
Bonjour P. Lachance,
Nous tenons à spécifier quelques éléments que vous mentionner dans le message sur le blogue de M. Parent.
Nous avons fait le choix de nous coller sur les heures en présence des enfants afin de s’inscrire dans un modèle comparable à celui existant pour les éducatrices en installation. À court et à moyen terme, il nous apparaît que c’est le chemin le plus approprié pour atteindre nos objectifs de juste rémunération d’autant plus que le Gouvernement est totalement fermé à une approche qui s’éloigne de la norme du maximum de 10 heures par jour.
En ce qui concerne la rétroactivité nous ne pouvons pas rétroagir avant la date où le projet de la loi 51 a été voté c’est-à -dire le 18 juin 2009; c’est d’ailleurs la date qui apparaissait dans le cahier de consultation. Et, n’en doutez pas, c’est beaucoup mieux que le 0,50$ par année que le Gouvernement voulait vous donner!
La demande du 31,82$ s’explique très bien et ce n’est pas en la haussant davantage que nous aurions obtenu plus de chance de l’atteindre. En fait, c’est plutôt le contraire. Cependant, ce n’est pas parce qu’on mérite quelque chose que ca le rend atteignable. Il faut une forte motivation pour convaincre le Gouvernement d’investir là plutôt qu’ailleurs.
Pour l’échelon de l’éducatrice en installation non formée, faut comprendre que nous ne pouvions demander l’échelon d’éducatrice formée compte tenu des exigences demandées pour le travail de RSG, qui est de
45 heures de formation. Si nos demandes étaient basées sur l’éducatrice formée et bien il faudrait s’attendre à ce que le ministère hausse les exigences
et nous pensons que ce n’est pas ce que les membres désirent.
En terminant, il ne faut pas oublier que la décision finale vous revient. C’est vous qui allez décider en assemblée si oui ou non vous acceptez l’entente de principe. Ce sont les RSG qui doivent se mobiliser et démontrer au gouvernement qu’ensemble elle veulent que
leur salaire soit décent et que c’est ensemble que nous allons y arriver !
Mélanie Lavigne
Adim-Qc
Accord / Désaccord :
3
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10 octobre 2010 Ã 23 h 45 min
Mme Mélanie Lavigne. Négociatrice de l’Adim-Qc auprès du gouvernement.
C’est avec un grand honneur que je saisi cette occasion d’échanger avec vous. En premier lieu, je voudrais vous remercier de l’intéret que vous portez à mon opinion vous qui êtes très occupée dans le cadre des négociations avec le gouvernement,
Je voudrais doublement vous être reconnaîssant car sur le courriel que vous m’avez d’abord envoyé sur mon adresse hotmail, vous avez eu la délicatesse d’incorporer un lien qui m’invite à administrer mon abonnement à ce blogue ou à l’annuler!!!Curieux de nature, j’ai cliqué sur ce lien. Telle a été ma stupéfaction de constater que les instructions que l’on me donnait n’étaient qu’en anglais. Cependant, étant bilingue, je constatais que celles-ci ne menaient qu’a me désabonner de ce site. C’est donc avec une profonde gratitude que je vous remercie de me laisser Démocratiquement… le choix de quitter ce blogue.
Malheureusement,il m’est difficile d’acquiesser à votre demande. Cependant,je désire répondre à votre argumentation.
Premier paragraphe,vous dites: nous avons fait le choix de…d’autant plus que le gouvernement est totallement fermé à … Dois-je comprendre que vous me dites: Ah Zut, le gouvernement veut pas on va demander moins!
Deuxième paragraphe, la rétro. Je n’ai jamais demandé une rétro avant le 18 juin 2009.Pour ce qui est du 50 cent par année…vous ne nous aviez rien dit de cela à l’assemblée d’explications sur les demandes salariales malgré mes questions l’à dessus. Vous ne nous avez pas parlé non plus d’une possible rétro.
Troisième paragraphe. La phrase: ce n’est pas parce qu’on mérite quelque chose que ca le rend atteignable… je rêve ou quoi! qui est-ce qui dit cela?
Quatrième paragraphe,la Ministre James a dit il y a quelques jours que le gouvernement s’apprêtait à hausser les exigences gouvernementales dans les services de garde en milieu familial!!
Le cinquième paragraphe, Je suis daccord avec vous à 100%
En conclusion, comme je vous l’ai exprimé en assemblée, il n’est pas bon de spéculer sur la date d’un règlement possible avant Noel en affirmant que cette affirmation vient de la bouche de la Ministre James et Courchesne.
Nous les RSG, nous auront le fardeau financier d’une assurance collective à payer pour le premier janvier officieusement mais officiellement au mois de Février 2011.
Par conséquent, plusieures seront intimidées et seront prête à signer presque n’importe quoi pour ne pas avoir à payer une assurance avant une entente collective et le cash qui vient avec. Il me semble que ceci est l’enfance de l’art!! Je crois que toutes les RSG vont devoir être plus solidaire entre-elles afin de démontrer autant au syndicat qu’au gouvernement que notre limite est arreinte même s’il fallait faire de plus en plus de moyens de pression. SO,SO,SO…!!!
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